De concert avec le gouvernement haïtien et des partenaires internationaux, l’Unicef entreprend une campagne de vaccination de 500.000 enfants âgés de moins de sept ans. Après le séisme dévastateur du 12 janvier, près d’un million de sans-abris sont sur des sites d’hébergement provisoires. Une situation qui fait craindre la propagation d’épidémies pouvant mettre en péril la vie des victimes, en particulier celle des enfants. 
C’est au stade de football Sylvio Cartor, dans la capitale haïtienne, qu’a débuté, le 2 février dernier, la campagne de vaccination d’urgence. Les enfants sont vaccinés contre la rougeole/la rubéole, le tétanos, la diphtérie et la coqueluche.
Aussi, l’UNICEF et ses partenaires se donnent pour objectif de « limiter les conséquences du tremblement de terre en terme de recrudescence des maladies évitables par la vaccination », souligne le docteur Anne Golaz, de l’UNICEF. Autrement dit, il s’agit de « prévenir ces maladies à potentiel épidémique », poursuit Mme Golaz.
Cette campagne d’urgence touchera d’abord 200.000 enfants des centres d’hébergement provisoires. Quelque 300.000 autres seront ultérieurement vacinés. Les zones visées sont la capitale et les communes avoisinantes, Petit-Goave, Grand-Goave et Léogane, dans le département de l’Ouest, ainsi que Jacmel, dans le département du Sud-Est.
Par ailleurs, l’UNICEF fournira aux enfants de la vitamine A. De même, la vaccination s’étendra aux adultes des zones frappées par le séisme. Ces derniers seront vaccinés contre la diphtérie et le tétanos.
La campagne est entreprise en collaboration avec les autorités haïtiennes, l’Organisation mondiale de la Santé et l’Organisation panaméricaine de la Santé (OMS/OPS). D’autres partenaires internationaux comme la Croix-Rouge française, japonaise, chinoise et allemande entre autres interviendront également. Sur le terrain, l’UNICEF bénéficie de l’apport des techniciens en santé de la brigade médicale cubaine.
L’UNICEF fournit les vaccins, les seringues et les équipements techniques. Elle s’occupe également de la chaîne du froid destinée à conserver les vaccins. Quant aux autres partenaires, ils interviennent aux niveaux de la logistique et des ressources humaines et fournissent un soutien financier.
Le gouvernement haïtien, via le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), assure la coordination de l’activité. Une coordination qui, sur le terrain, fera intervenir entre autres la direction nationale du programme élargie de vaccination (PEV), la direction sanitaire de l’Ouest, les bureaux communaux et le comité national de mobilisation sociale.
La campagne de vaccination d’urgence ne constitue pas le seul domaine d’intervention du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance après ce désastre. Elle fournit notamment des tentes aux sinistrés, de l’alimentation thérapeutique et vitaminée, des tablettes de purification d’eau et des citernes à eau. A cela s’ajoutent d’autres domaines traditionnels comme l’hygiène, l’éducation et la protection des enfants.




